Assurance vie : tout savoir et comprendre

Quels est le mécanisme concret de l’assurance vie ? Connaissons nous suffisamment cet outil de transmission du patrimoine ? Peut-on, grâce à elle, préparer sa retraite ? …

assurance vie

Beaucoup de questions planent autour des assurances-vie. Ce petit guide à pour but de répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur ces contrats.

Les objectifs des contrats d’assurances-vie

Composante indispensable de toute stratégie patrimoniale, l’assurance vie, grâce à son cadre juridique et fiscal unique, permet de répondre à différents objectifs. Pour beaucoup d’épargnants, il s’agit avant tout de transmettre un patrimoine à son entourage selon ses souhaits et à moindre coût fiscal, d’avantager son conjoint ou de protéger un proche. D’autres y voient plutôt un moyen performant de placer de l’argent, qu’il s’agisse de disposer d’une épargne de précaution, de faire fructifier un capital ou de diversifier ses placements.

Mais l’assurance vie peut aussi être envisagée comme un outil d’épargne retraite (ou dépendance) qui permettra à l’assuré, le moment venu, de compenser sa baisse de revenus (ou de supporter ses frais de dépendance) par le versement d’une rente ou la perception d’un capital.

Bien que complémentaires, ces objectifs répondent à des logiques et des durées de placement différentes.

Il est donc essentiel de se fixer un but premier lors de la souscription d’une assurance vie, afin de choisir le contrat et le type de gestion qui permettront de l’atteindre au mieux. Quitte à les faire évoluer par la suite, lorsque l’objectif de départ aura changé… ou à en souscrire plusieurs.

Le contrat d’assurance-vie

Terme générique, « l’assurance vie » regroupe en réalité plusieurs types de contrats dont le point commun est de proposer des garanties (le versement d’un capital ou d’une rente) attachées au même aléa : la durée de la vie de l’assuré, ou, plus précisément, le fait qu’il soit en vie ou non, à un moment déterminé. Des contrats d’assurances-vie qu’il faut savoir différencier car ils répondent à des objectifs différents et n’offrent pas tous les mêmes garanties.

L’assurance vie fait intervenir trois acteurs :

  • le souscripteur du contrat (ou l’adhérent pour les contrats collectifs) ;
  • l’assuré ;
  • et le bénéficiaire.

Les deux premiers sont généralement la même personne, le troisième est un tiers désigné par le souscripteur.

La souscription d’un contrat d’assurance vie ne se fait pas à la légère. Avant la signature, le professionnel (assureur, banquier, courtier, conseiller patrimonial.. .) doit informer précisément le souscripteur sur la nature du contrat choisi, afin de lui permettre d’en mesurer toute la portée. Il doit aussi lui indiquer qu’il dispose d’un délai pour se rétracter après signature et lui préciser comment le mettre en œuvre.

Le fonctionnement des assurances-vie

Produit d’épargne de long terme, l’assurance vie offre à son titulaire l’avantage de pouvoir épargner à son rythme, de choisir un contrat adapté à ses disponibilités financières présentes et à venir, selon qu’il peut l’alimenter en une seule fois ou par plusieurs versements, de manière régulière ou ponctuelle. Autre élément à prendre en compte : les frais. Le choix d’une bonne assurance vie doit nécessairement prendre en compte les frais prélevés par l’assureur, à l’entrée, pendant la vie et à la sortie du contrat, pour mieux en apprécier sa performance. Variables d’un contrat à l’autre, ils constituent un élément essentiel sur lequel l’épargnant doit absolument faire jouer la concurrence.

Versements, frais…, le fonctionnement de l’assurance est source de nombreux litiges entre assurés et assureurs. Différents recours existent pour tenter de les régler, les uns amiables, les autres contentieux.

La gestion

L’une des spécificités de l’assurance vie, envisagée comme placement financier, est d’offrir une multitude de supports de gestions d’investissement à l’épargnant.

En fonction de son objectif et de son horizon de placement, mais aussi du degré de risques qu’il est prêt à prendre, celui-ci peut choisir d’investir son épargne dans des fonds en euros, sans risques mais peu rémunérateurs, ou dans des fonds en unités de compte, adossés à des produits financiers plus volatiles mais offrant des perspectives de rendements plus performants dans la durée. Il peut décider de gérer seul son assurance vie ou confier à l’assureur le soin de sélectionner les placements qui permettront le mieux de faire fructifier son épargne, compte tenu de son profil d’investisseur.

À cet égard, la plupart des contrats proposent aujourd’hui toute une batterie d’options qui permettent une gestion du risque prédéterminée selon les objectifs de l’épargnant.

Le bénéficiaire

L’assurance vie permet à son souscripteur de transmettre à un bénéficiaire désigné un capital ou une rente, pour le cas où il viendrait à décéder. Il doit porter un soin particulier à la rédaction de la clause bénéficiaire de son contrat, faute de quoi la personne qu’il aura souhaité gratifier risque de rien recevoir à son décès.

La liberté de rédaction de cette clause est totale. Le souscripteur peut désigner le bénéficiaire de son choix : son conjoint, ses enfants, un proche, un tiers sans lien de parenté. .. Il peut partager son capital entre plusieurs personnes, de même rang ou de rangs différents, choisir d’allouer une part plus importante à un bénéficiaire en particulier, décider de transmettre le capital en démembrement de propriété Bref, il peut adapter la clause bénéficiaire à ses objectifs.

De leur côté, les bénéficiaires désignés peuvent accepter le contrat. Mais, pour être efficace, cette acceptation doit désormais être validée par le souscripteur dans un acte écrit. Une validation qui doit être mûrement réfléchie car elle entrave sa liberté d’action.

La sortie de capital

Au dénouement du contrat, l’assureur est tenu de verser au bénéficiaire désigné (l’assuré en cas de vie, la ou les personnes désignées dans la clause bénéficiaire en cas de décès) les fonds épargnés dans l’assurance vie. Selon l’option choisie par le souscripteur, la sortie du contrat peut intervenir par le versement d’un capital, en une seule ou en plusieurs fois, ou par le versement d’une rente, viagère ou à durée déterminée.

En cours de contrat, le souscripteur peut également récupérer son épargne en effectuant des rachats(ou retraits) partiels sur son contrat. Lorsque le contrat ne comporte pas de durée limitée dans le temps, il peut décider d’y mettre fin à tout instant en effectuant un rachat total.

Assurance vie: impôts et fiscalité

Longtemps considérée comme un « paradis fiscal Y, l’assurance vie a connu, au fil des ans, un alourdissement de sa fiscalité. Certes, elle offre, encore aujourd’hui, un cadre privilégié pour réaliser des profits financiers et transmettre un capital à moindre coût fiscal. Mais la remise en cause progressive des règles d’exonération, dont l’assurance vie était assortie à l’origine, finit pas peser sur la rentabilité finale des fonds qui y sont placés.

Impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, droits de succession et impôt de solidarité sur la fortune sont désormais susceptibles de frapper le souscripteur, l’assuré ou le bénéficiaire du contrat, dans des proportions différentes, selon sa nature, sa date de souscription, sa durée, le mode de sortie du contrat, l’âge de l’assuré au moment des versements ou encore l’importance du capital transmis (En savoir plus ici : http://www.cieleden.com/assurance-vie/).