Que valent les contrats proposés par les associations d’épargnants ?

Afin de pouvoir négocier et souscrire des contrats d’assurance vie à des conditions plus favorables que celles obtenues par un investisseur isolé, certains épargnants se sont organisés en associations. Il en existe aujourd’hui une poignée, la plus connue étant l’Afer (Association française d’épargne et de retraite). Mais elles occupent une place importante dans le monde de l’assurance vie, par les performances de leurs contrats, leur nombre d’adhérents et le volume d’épargne gérée.

Longtemps au-dessus du lot, en raison de frais plus faibles que la moyenne et de rendements plus importants sur les fonds en euros, ces contrats collectifs (ou associatifs) se sont « normalisés » ces dernières années.

D’abord, parce que leurs frais, même s’ils restent modérés, ne sont plus les plus bas. Ensuite, parce que leurs fonds en euros ne figurent plus parmi les plus performants et parce que leur offre en unités de compte reste souvent limitée, notamment au regard des contrats proposés sur internet. Enfin, parce que certains services ou options, qui facilitent la gestion des contrats multisupports (arbitrages automatiques, retraits partiels automatisés, gestion déléguée…) sont moins proposés par les associations d’épargnants.

En sens inverse, ces associations font la différence en ce qui concerne la gestion individuelle des contrats (demandes d’avances, de rachat, informations diverses…) par rapport aux assureurs, dont les délais de traitement sont souvent longs. Elles disposent généralement de personnel exclusivement affecté à la gestion de leurs contrats et formé pour répondre dans les meilleurs délais. Autre avantage d’un contrat associatif, l’association défend activement les intérêts des assurés face à l’assureur (pour limiter les frais ou proposer de nouveaux supports, notamment) et elle veille à la bonne gestion des fonds qui lui sont confiés.

Les épargnants intéressés par un tel contrat doivent s’adresser à l’agent
d’assurances ou au courtier chargé de le commercialiser, ou encore à un conseiller en gestion de patrimoine.

Ils deviendront alors adhérents (et non souscripteurs) du contrat.

A SAVOIR

Tentés par les contrats associatifs, certains assureurs ont monté des associations d’assurés  » fantômes ‘l. Le contrat pouvait ainsi être modifié par accord avec l’association souscriptrice, sans que les assurés aient leur mot à dire. Face aux abus constatés, le législateur a réagi.

Désormais, la notice d’information d’un contrat collectif doit préciser le nom de l’association et ses coordonnées. Toute modification du contrat doit être notifiée à l’adhérent 3 mois à l’avance. Il existe aussi des contrats collectifs souscrits par des banques ou des sociétés de courtage pour le compte de leurs clients. Mais pour y adhérer, mieux vaut avoir confiance dans l’établissement qui les propose, car les règles qui s’appliquent aux associations ne les concernent pas.