Comment protéger le capital à transmettre via l’assurance vie

=> les objectifs de l’assurance vie 

Investir sur un contrat multisupports, c’est accepter de soumettre son épargne aux aléas des marchés financiers, avec les risques de pertes que cela entraîne. L’épargnant peut néanmoins souhaiter que ces risques ne pénalisent pas le bénéficiaire à son décès. Dans ce cas, il doit opter pour un contrat d’assurance vie combiné à une assurance décès.

Principale différence avec une assurance vie « classique », la somme versée au décès de l’assuré est fixe et ne dépend pas de ce que le souscripteur a versé, ni de la capitalisation de son épargne.

Il est possible de choisir entre trois types de garanties différentes : la garantie « plancher » indexée, qui propose un capital minimum garanti équivalent à l’épargne versée sur le contrat (déduction faite des frais) , augmentée d’un taux d’intérêt revalorisé chaque année ; la garantie « cliquet », qui propose le versement d’une somme équivalente à la plus grande valeur de l’assurance VIe atteinte en cours de contrat ; la garantie « majorée » (pour les contrats haut de gamme), qui propose de multiplier par un certain pourcentage le capital versé au bénéficiaire. Toutes sont des garanties « vie entière » ou « vie universelle », de sorte qu’elles fonctionnent quel que soit l’âge auquel l’assuré décède.

En général, les cotisations d’assurance décès ne sont dues que lorsque la valeur du contrat est inférieure à la valeur garantie en cas de décès. Par exemple, si la garantie est fixée à 20 000 € et que la valeur du contrat est de 21 000 €, aucune cotisation n’est due. Mais si le capital tombe à 18 000 €, une cotisation sera prélevée sur 2 000 €. Ces 2 000 € représentent le « capital sous risque ». Le tarif appliqué dépend de l’âge de l’assuré (il est d’autant plus élevé que l’assuré est âgé). Ce système permet donc de ne payer que le coût réel du capital garanti, et non pas un forfait comme dans le cas des assurances mixtes VIe et décès.

A SAVOIR

De nombreux contrats d’assurance vie proposent une garantie-décès « plancher », sans indexation. Une garantie pas très intéressante car la couverture offerte est souvent limitée. De plus, elle cesse si l’assuré est toujours en vie au-delà d’un certain âge (65 ou 70 ans, en général).

Surtout, son coût est généralement inclus dans les frais de gestion, de sorte que l’assuré la paye chaque année durant toute la vie du contrat, même si, en raison de placements judicieux ou d’une gestion prudente, la valeur de son capital devient supérieure au minimum garanti en cas de décès.