Faut-il faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine ?

Le nombre de conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) ne cesse d’augmenter, notamment depuis la loi de sécurité financière du 1er août 2003 qui leur confère un statut légal.

Ces professionnels recherchent une clientèle payant des impôts ou à fort patrimoine, mais ils sont moins « confidentiels » que les conseillers patrimoniaux des banques privées, réservés à une clientèle disposant d’une plus grosse fortune personnelle (200 000 € minimum).

Ils constituent aujourd’hui un vecteur non négligeable de distribution de l’assurance vie (50 % des produits distribués par les CGPI en 2010).

Leur mission première est d’établir le bilan patrimonial de leurs clients, puis de sélectionner les produits adaptés à leurs besoins et de procéder aux investissements correspondants. Les CGPI conseillent, assistent et dénichent les meilleurs placements financiers du marché pour la constitution et la transmission d’un capital.

A ce titre, ils font de la diversité des fonds proposés un atout majeur. A la différence des banques ou des compagnies d’assurances, qui ne proposent souvent qu’un choix limité de « fonds maison », les conseillers indépendants suivent les fonds des sociétés de gestion de portefeuille et sélectionnent ceux qui leur paraissent les plus performants, selon le profil de leurs clients. Ils ont grandement participé au développement de la « multigestion ». Ils permettent à l’épargnant de mieux diversifier ses placements au travers de I ‘assurance vie et de profiter d’un conseil plus personnalisé et professionnel.

À savoir

Les CGPI ont deux sources de revenus : les honoraires facturés aux clients pour établir leur bilan patrimonial et définir une stratégie d’investissement ; les commissions des assureurs sur la vente de leurs produits financiers.

Le premier entretien de découverte est généralement gratuit et ne doit pas être suivi d’un engagement du client. L’établissement de son bilan coûte en revanche quelques centaines d’euros (en fonction du temps passé). Mais il n’est en principe pas facturé si le conseiller définit une stratégie d’investissement (la lettre de mission ») et si le client souscrit des produits par son intermédiaire.

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